Forêt de Ban-de-Laveline : enjeux et gestion du patrimoine vosgien

EDIT : Cet article date de 2019. Les informations peuvent être depuis changées ou erronées.

Le domaine forestier sur la commune de Ban-de-Laveline représente 628 hectares au totale. Cette surface est gérée par l’ONF sous le contrôle de la municipalité : elle est gérée de façon durable d’où sa certification PEFC. Ce domaine est en constante évolution : en effet, les municipalités successives ont profité de ventes pour acquérir des parcelles limitrophes au domaine déjà existant. En 2018, 25 hectares ont été cédé au régime forestier à la demande de l’Etat : ce qui représente une perte financière pour la commune.

En effet, la forêt communale représente une ressource financière important pour Ban-de-Laveline. Des investissements importants dans des travaux de protection et d’entretien permettent la pérennité de cette belle ressource pour les générations futures. Les dégâts des tempêtes de 1999 sont toujours présents sur une trentaine d’hectares (sur 120 hectares tombés à l’époque). Cette surface nécessite des travaux de nettoyage et de protections contre le gibier, réalisés par des structures privées pour limiter les coûts pour la commune.

Malgré l’augmentation des plans de chasse, le problème des dégâts de gibiers ne s’améliore pas ! Le déséquilibre sylvo-cynégétique (entre gibiers et forêts) est très important, dans certains secteurs communaux. Le principal « ennemi » est le chevreuil. Ce dernier mange les branches et bourgeons terminaux : cela entraîne une croissance lente et une déformation des différents plants repiqués. La croissance accrue des cervidés fait craindre à des dégâts d’écorçages, déjà constatés dans les communes voisines. Ce phénomène a lieu durant la période hivernal, par temps de neige : la pénétration importante d’engins motorisés perturbe la tranquillité essentielle de la faune locale.

La commune a déjà pris des mesures contre cette nuisance en interdisant aux véhicules une partie important du domaine forestier. Elle réfléchit également à une fermeture totale des routes forestières durant l’hiver. L’ONF propose, de son côté, l’engrillagement. Cette solution est jugée par la municipalité comme coûteuse en termes financiers et humains avec un résultat dont l’efficacité est discutable. Les dégâts liés aux gibiers touchent également les propriétaires forestiers privés : ces derniers ne veulent plus reboiser leurs parcelles, suite aux dégâts subies. La surpopulation de gibiers entraîne également des dégâts hors domaine forestier, sur les vergers ou jardins des habitants. La surpopulation du gibier est donc l’affaire de tous !

“Nous n’allons tout de même pas faire des enclos dans toute la forêt !”

Par François Grandjean, premier adjoint (Janvier 2019)

Si la situation ne s’améliore pas, nous aurons à terme un déficit de bois dans la commune ! L’État a conscience de cette problématique : il a classé le massif en zone rouge et prendra les mesures nécessaires pour améliorer l’action local des sociétés de chasse. Dans ce contexte, la municipalité a tenu à remercier la société de chasse local pour son action et sa détermination lors des voeux municipaux.


Nous tenons à remercier François Grandjean pour sa participation à la rédaction de cet article. Merci à vous également pour votre attention !

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