Calendrier de l’Avent 2021 : jour 16

En ce 16ème jour du Calendrier de l’Avent, le Lavelinois vous propose un zoom sur la bûche de Noël, dessert emblématique de cette période ! 

La tradition de la bûche de Noël est très ancienne : elle était déjà très répandue en Europe avant le XIXe siècle et est liée à l’histoire de Noël.

Elle représente le point d’orgue du repas de Noël : cependant, la forme de gâteau n’est apparu qu’en 1870 et est lié à de vieilles coutumes européennes. Quelle soit glacée ou roulée, pour rester dans la tradition, le bois est de rigueur !

L’histoire de la bûche commence il y a sa plusieurs millénaires : la coutume est liée au solstice d’hiver. Lors de la nuit la plus longue de l’année, une grande bûche était brûlée : elle avait une fonction sacrée.

Dessus, on y versait un peu de vin ou d’huile en offrande le jour du solstice. Avant la mise à feu, l’aîné et le cadet de la maison déposaient la bûche dans le foyer : ce rituel avait pour symbolique la famille et la transmission.

Ce rituel variait en fonction des régions : par exemple, la bûche devait brûler uniquement la nuit de Noël ou jusqu’à l’Épiphanie, soit 12 jours après Noël, en symbole à l’année à venir.

Le caractère universel de la symbolique et de la tradition de la bûche traverse toute l’Europe : il semble vraisemblable de dater les pratiques coutumières lié à la bûche aux premières populations indo-européennes, soit vers 2500 avant J.-C.

Certaines de ces coutumes perdurait jusque dans les années 1950, époque durant laquelle Noël s’est uniformisé au niveau mondiale. Quelques jours avant Noël, un gros tronc était soigneusement choisi pour tenir le plus longtemps possible.

Le choix se portait sur des bois d’arbres fruitiers comme le cerisier, l’olivier ou le noyer. Le rituel de sélection et de préparation de la bûche était très précis. La bûche devait être coupée avant l’aube.

L’utilisation d’arbres fruitiers est lié à leur qualité à faire des étincelles lors de leur combustion : plus elles étaient hautes, meilleur allait être l’année à venir ! Ces petits signes avait pour but de rassurer le foyer sur son destin.

L’autre aspect de ce rituel était son aspect protecteur : le feu ardent dans le foyer, produit par la bûche, symbolisait l’au-delà pour les ancêtres, la famille et les descendants. Un lien puissant transgénérationnelle pour se protéger des forces surnaturelles de la nuit ! Dans la même idée, les biscuits de Noël, sont pointus pour protéger de la sorcellerie, repousser le mauvais sort. 

Pour certains, la bûche est un prolongement des feux de joie celtes pour le solstice d’hiver. Des vertus magiques ont été attribuées aux cendres de la bûche de Noël : elles étaient donc conservées et réparties pour protéger la maison du mauvais sort. Aujourd’hui, il nous reste la bûche de Noël en pâtisserie et les bougies de Noël.

La bûche sous forme de gâteau apparaît pour la première fois vers 1870. Malgré la dispute autour de sa paternité, mais l’idée d’un roulée en forme de bûche semble une œuvre venu à l’esprit des artistes pâtissiers de l’époque en simultanée.

Stollen, gâteau allemand de Noël

Les desserts de Noël étaient jusqu’alors très riches en ingrédients, comme le pudding au Royaume-Uni, le stollen en Allemagne ou le panettone en Italie. Riche en fruits secs, ils symbolisaient l’annonce d’un avenir prospère, car les fruits secs sont symboles de fertilité.

L’arrivée de la bûche comme gâteau de Noël apporta alors de la diversité et de la variété dans les mets à Noël : en multipliant les plats de fêtes, l’abondance promet l’abondance et cela devient symbole de prospérité et de chance pour l’année à venir !


Le Lavelinois

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